Combien de fois votre femme vous a-t-elle écarté ou s’est-elle esquivée?

Si on les questionne, la majorité des femmes reconnaît que la façon habituelle dont les hommes les touchent et les stimulent ne fait que les fermer.

Cette révélation donne à réfléchir, mais aussi elle relaxe, car elle signifie qu’il y a moins besoin de tâtonner et de chercher à deviner.

Une ligne directrice pour les préliminaires pourrait être:« Ce n’est pas ce que vous faites, mais comment vous le faites. »

Préliminaires

En toute conscience et dans le consentement, le mieux est de garder toute chose simple, innocente, dans l’exploration, sans suivre un programme et sans se mettre de pression. Revenez dans votre corps et prenez plaisir à y être.

Touchez, caressez, embrassez, enlacez et restez attentif. Soyez présent dans chaque mouvement, chaque geste, sans vouloir aller nulle part. Soyez innocent dans la simplicité de l’instant.

Ayez un toucher léger comme une plume et profitez des plaisirs des caresses.

La chose à laquelle les femmes sont le plus sensibles, c’est à la présence et à la conscience de l’homme.

Prenez conscience que ces obstacles sont dus à une mauvaise compréhension du fonctionnement de son corps, et non à une résistance de son mental, une différence de personnalité́, ou un manque d’intérêt pour la sexualité.

Patience

Les préliminaires ne sont pas si importants pour les hommes, car l’homme est plus ou moins toujours prêt, mais les femmes, sans aucun doute, apprécient qu’on leur donne du temps pour s’ouvrir à l’amour.

Une femme a besoin d’espace pour pouvoir se détendre dans son corps, sa sensibilité et sa réceptivité. En tant que force égale, mais opposée, cette condition préalable est un besoin basique pour elle.

Il s’agit simplement de rester dans l’instant présent, d’être dans son propre corps, présent à la femme.

Il ne s’agit pas de chercher à l’exciter mais de lui donner la possibilité de se détendre, de fondre, lui donner le soutien qui lui permet de se sentir en sécurité et à l’aise, alors elle s’ouvre tranquillement.

La perte d’érection

Probablement, le fait de rester présent avec la femme en attendant que son corps s’ouvre vous fera perdre votre érection initiale, si vous en aviez une. Ne vous inquiétez pas si cela arrive!

L’érection peut très facilement revenir lorsque l’ambiance est aimante et pleine d’attention. Et si elle ne revient pas, ce n’est pas grave, pourquoi de ne pas essayer de la pénétration sans érection.

La pénétration.

Lors de la pénétration, la femme peut pousser son sexe vers l’avant en utilisant son bassin. D’un point de vue anatomique, si on considère les muscles mis en œuvre par ce mouvement, il provoque un resserrement du vagin et crée une tension.

Cette contraction fait que le vagin devient moins sensible et que la femme ne peut pas vraiment accueillir la force dynamique qui la pénètre.

Une meilleure solution est de laisser l’homme faire ce mouvement et que la femme reste détendue. Au lieu de pousser son bassin vers l’avant pour aller à la rencontre du mouvement de l’homme, elle peut juste le laisser basculer vers l’avant et rester tranquille.

Dans cette position réceptive, la femme peut mettre toute son attention dans son vagin pour recevoir, absorber et accueillir le pénis à l’intérieur de son corps. Si besoin, on peut glisser un coussin sous les fesses de la femme pour surélever le bassin.

L’homme peut percevoir son mouvement conscient de pénétration de façon beaucoup plus profonde quand la femme est capable de jouer son rôle de récepteur de la force dynamique.

Favoriser une pénétration lente

Le problème d’une pénétration rapide, agressive ou sans conscience dans le vagin, est que la femme, consciemment ou inconsciemment, ferme son vagin pour se protéger d’une possible douleur.

Le haut du vagin se resserre pour éviter que le pénis vienne pousser dans la région si délicate et sensible du col de l’utérus, l’entrée de l’utérus. Quand une femme est touchée de façon inconsciente dans cette région, ça peut faire très mal.

Ces contractions défensives naturelles, tant physiques que psychologiques, modifient profondément la réceptivité et la capacité d’absorption de la femme, en altérant sa polarité féminine.

Avec une pénétration lente et consciente, on donne à la femme la possibilité de recevoir, d’accueillir et d’épouser chaque millimètre de ce pénis qui la pénètre.

La pénétration devrait être un des plus grands plaisirs, aussi bien pour l’homme que pour la femme, et pour cela il faut qu’elle soit douce, soyeuse, lente, sensuelle et se fasse facilement.

Les positions.

Les positions ont peu d’importance. Une position est aussi bonne que l’autre, si elle vous plait et qu’elle marche pour vous. Le plus important est de rester présent (et je ne le répéterai jamais assez) dans la position. En fait, on essaie de garder le meilleur emboîtement pénis-vagin dans chaque situation.

Si vous décidez de changer de position, veillez à ce que le changement se fasse lentement, pas à pas, sans urgence, en déliant et repositionnant les corps.

Pendant que vous faites l’amour, oubliez tout orgasme mais détendez- vous plutôt, détendez-vous l’un dans l’autre car l’amour est le seul domaine dans lequel le mental n’est pas nécessaire.

Où allez-vous ?

En premier, ne considérez pas l’acte sexuel comme devant aller quelque part. Ne le considérez pas comme le moyen de: il est la finalité. Il n’a pas de fin et ce n’est pas le moyen d’aller quelque part.

Deuxièmement, ne pensez pas au futur, restez dans le présent. Et si vous n’arrivez pas à rester dans le présent au début de l’acte sexuel, cela signifie que vous n’arriverez jamais à rester dans le présent, car la nature profonde de l’acte sexuel est telle que vous êtes ramenés au présent.

Restez dans le présent!

Jouissez de la rencontre des deux corps, des deux âmes, fusionnez l’un dans l’autre, dissolvez-vous l’un dans l’autre. Oubliez que vous allez quelque part. Restez dans l’instant présent en n’allant nulle part, et fusionnez. La chaleur, l’amour devraient créer les conditions pour que deux personnes fondent l’une dans l’autre.

C’est pourquoi, si l’amour n’est pas présent, l’acte sexuel est précipité́. Vous utilisez l’autre, l’autre n’est qu’un objet. Et l’autre vous utilise aussi. Vous vous exploitez mutuellement, vous n’êtes pas en train de fusionner.

S’il y a amour, vous pouvez fusionner. Au début, cette fusion amènera de nombreuses prises de conscience.

Avec le temps, cette communion devient de plus en plus profonde. Mais ne pensez pas. Restez unis, en fusion, dans l’instant présent.

Détente et respiration

Sans vraiment nous en rendre compte, nous avons tendance à serrer certains muscles ou certains groupes de muscles. De telles tensions sont devenues une habitude et ont pris une telle ampleur qu’au moment de s’endormir, on réalise qu’inconsciemment notre corps est tout tendu. On ne sait pas se relâcher et s’abandonner dans un espace de repos et de confort.

La détente physique accompagnée d’une respiration permet aussi de réduire la pression à vouloir éjaculer.

Je vous invite à lire : Souffrez-vous d’un ou de plusieurs de ces symptômes?

Contact visuel et communication.

En général, on fait l’amour dans l’obscurité́, les yeux fermés, et on a peu de contacts visuels avec notre partenaire. Bien que ça puisse paraître inconfortable au début, le contact visuel crée immédiatement un sentiment d’intimité et vous remet en contact avec le présent.

Il ne s’agit pas de regarder fixement, mais plutôt d’un regard intériorisé, doux, réceptif, qui invite votre partenaire en vous. Au moment de la pénétration ou d’un changement de position, laissez vos regards se croiser avant d’agir, et sentez comment vos organes génitaux se rencontrent.

Garder un contact visuel est une suggestion, pas une règle, un outil qui permet d’augmenter notre présence et notre conscience.

Et de temps en temps, vous aurez besoin de fermer les yeux pour revenir à l’intérieur et renforcer votre connexion à vous-même et à votre sensibilité. Si vous le jugez nécessaire dites à votre partenaire pourquoi vous fermez les yeux, cela peut éviter qu’elle ne se sente pas abandonnée ou exclue.

Partagez à voix haute votre vécu intérieur: vous serez surpris de constater à quel point ce partage peut amplifier vos sensations et votre ressenti. Reconnaître verbalement votre sensibilité́ et vos sensations intérieures aura pour effet de les intensifier, et votre corps vous sera reconnaissant d’avoir remarqué et mis en valeur toute cette vitalité́ subtile et cellulaire.

Quelques mots suffisent pour communiquer ce que vous vivez au niveau du corps-âme-cœur, comme si vous établissiez un bulletin météo intérieur; et cela ne demande pas une réponse directe de votre partenaire, à moins qu’elle aussi ne veuille partager son vécu.

Le fait d’échanger en direct pendant l’acte évite la banalité́ de la question qu’on pose à la fin: «Alors chérie, c’était comment? »

Comme l’homme, la femme aussi a besoin de rentrer dans son corps et dans son monde intérieur.

Comme maintenant vous savez qu’il faut plus de temps au corps féminin pour se réveiller, attendez jusqu’à ce qu’elle vous dise qu’elle est prête à vous recevoir. Attendez un vrai «Oui», une invitation.

Les femmes ont tendance à céder à la pression parce qu’elles n’ont pas encore appris à faire confiance et à honorer leur féminité.

Elles reçoivent des messages de leur corps, mais elles ont tendance à ne pas faire confiance à la sagesse de leur ressenti intérieur: souvent, la femme se sent obligée de laisser rentrer l’homme avant qu’elle ne soit vraiment prête, souvent par peur de perdre l’homme ou de perdre son amour.

Cela fait partie du conditionnement sexuel de la femme. Quand l’homme est conscient que la femme a tendance à vouloir faire plaisir, il peut commencer à comprendre cette tendance comme la contrepartie féminine de la pression de performance que subit l’homme.

Quand on attend, qu’on crée de l’espace, et qu’on soutient la femme pour qu’elle se détende et connecte son monde intérieur, alors elle s’ouvre facilement et avec enthousiasme.

Elle ne sera ni frigide ni rigide, mais vivante et réceptive.

Retrouvez-vous sans hâte et restez présents, attentifs, et gardez la conscience du corps. Laissez les choses se faire, laissez couler ce qui vient au lieu de vouloir faire quelque chose ou aller quelque part. Laissez le présent se dérouler avec innocence, joie, simplicité́, sans vouloir savoir ce qui arrivera ensuite.

Entre passion et avidité

Quand les forces dynamique et réceptive de nos corps sont honorées, nous devenons naturellement plus présents et plus passionnés. La passion est synonyme de présence, de vitalité́ et de spontanéité.

Dans la passion, il peut y avoir des mouvements amples et forts, mais le vécu intérieur en est radicalement différent. Ces mouvements sont empreints d’un calme intérieur, car ils surgissent d’un espace d’écoute de l’instant présent: il n’y a ni direction, ni but, ni intention, rien n’est planifié ni attendu.

Chaque individu est impliqué avec toute sa présence dans le déroulement de chaque mouvement, et chaque millimètre, chaque milliseconde se suffisent à eux-mêmes.

Au contraire, quand le mouvement est provoqué́ par l’avidité́ ou le manque, on a tendance à être légèrement en avance sur l’instant présent, les mouvements sont plutôt mécaniques, car ils sont destinés à faire monter l’excitation, ils ne sont pas indépendants, ils ne font pas un tout en soi.

Quand l’avidité́ est aux commandes, toute interruption de l’acte sexuel provoque frustration et déception parce qu’on n’aura pas atteint le but recherché: l’acte est incomplet parce que le but n’a pas été réalisé.

Au contraire, l’interruption d’un acte sexuel habité par la passion ne provoque pas de frustration, tout est parfait tel quel. Chaque seconde ayant été habitée complétement, il n’y a pas de raison qu’on éprouve un sentiment de perte quelconque.

En fait, l’acte sexuel mu par la passion peut être repris à tout moment, alors que l’interruption d’un acte sexuel mu par l’avidité va laisser un goût amer de déception et de perte d’intérêt à cause de la chute de l’excitation.

La responsabilité de l’érection est partagée.

Qu’on le veuille ou non, l’érection a toujours été sous la responsabilité de l’homme, ce qui participe grandement à la pression de performance.

L’érection dépend de l’excitation et de la stimulation, et bien des angoisses et des peurs liées à l’érection peuvent perturber le psychisme et parfois s’exprimer par des voies détournées.

Lorsqu’une relation s’établit dans le long terme, il se peut que l’homme ait des pannes d’érection dues à la diminution de l’excitation. La femme ainsi que la situation est connue, la routine est établie, il n’y a plus vraiment de quoi être excité.

Pourtant, avec une nouvelle vision de la sexualité, on s’aperçoit que l’excitation n’est pas forcément nécessaire pour l’acte sexuel.

Un rdv pour faire l’amour !

Au début, fixer une heure pour faire l’amour peut sembler étrange, parce qu’on croit que l’amour devrait être spontané, sans préparation ou préméditation.

Avec le temps, vous vous rendrez très facilement compte que la sexualité est rarement spontanée, mais se produit plutôt de façon fortuite ou par habitude.

Les hommes sont habités de pensées sexuelles tout au long de la journée, mais, bien qu’ils prennent plein de rendez-vous pour toutes sortes de choses, ils ne réservent consciemment aucun temps ni espace pour la sexualité.

La vraie sexualité (je ne vous parle pas de la sexualité virtuelle, en nette augmentation depuis la généralisation d’Internet) semble se trouver à la fin de la liste de ses priorités.

Après le travail il socialise, il couche les enfants, il regarde la télé, et après, peut-être, s’il n’est pas trop fatigué, ça pourrait arriver. Peut-être, mais pas forcément.

Votre angoisse ?

Si votre plus grosse angoisse est de ne pas avoir assez de sexe
et pour vous aider à diminuer considérablement cette source de stress, je vous invite à planifier les moments de sexe.

Du sexe planifié! Cette perspective vous parait insupportable ?

Comme beaucoup de personne, vous pensez que le sexe devait être spontané ? Qu’il faut avoir des papillons dans le ventre et qu’il faut que vous soyez dans le désir ?

Avec votre femme, je vous invite à planifier les moments où vous aurez du sexe.

Par exemple : Mardi soir, à 20 heures, faites de la place pour l’amour, au moins une à deux heures.

Et semaine après semaine, fixez dans vos agendas les moments réservés à l’amour. Mais attention, que cela n’exclut pas la spontanéité !

Vous verrez que les rencontres amoureuses spontanées se produisent plutôt quand vous serez  en vacances, et probablement plus rarement pendant les semaines de travail.

En faisant ce programme, vous faites de la place pour quelque chose qui est important pour tous les deux.

Avec ce planning, votre angoisse de ne pas recevoir assez peut disparaître car vous savez qu’au moins une fois par semaine, et pourquoi pas deux, vous aurez du sexe. Magnifique, non?

Se retrouver et se détendre.

Quand une rencontre sexuelle est prévue à l’horizon, vous remarquerez peut-être que vous vous sentez plus positif, plus présent et plus heureux d’être en vie.

Vous vous sentirez plus à l’aise si vous savez que ce soir vous allez faire l’amour, que votre partenaire a pris l’engagement de vous retrouver pour faire l’amour.

Le simple fait de savoir vous permet de vous préparer, de revenir à l’intérieur de vous-même, de ramener votre attention dans votre corps, vos jambes, votre périnée, votre respiration.

Se préparer à la sexualité intérieurement est une forme de préliminaire très efficace.

Si possible, réservez au moins trois heures pour faire l’amour. Ça peut vous paraître beaucoup pour l’instant, mais, avec un peu de pratique, trois heures vous sembleront un peu courtes.

Si c’est difficile de trouver des tranches de trois heures, alors réservez au moins une ou deux heures.

De temps en temps accordez-vous une journée entière pour rester au lit et faire l’amour, avec des pauses pour un repas, une douche, etc.

Quand on fait l’amour plusieurs fois pendant la même journée, les corps s’abandonnent plus facilement et rentrent dans un espace de laisser-faire où spontanément ils ondulent, bougent et dansent en accord parfait, selon une chorégraphie divine.

Dans de tels états, les corps sont incapables de s’arrêter, et on se retrouve à faire l’amour pendant des heures, totalement absorbés, présents à chaque fragment de seconde, inconscients du temps qui passe.

Ps. Au début il y avait le verbe et ensuite le toucher pour aboutir aux plaisir des caresses.

" data-link="https://twitter.com/intent/tweet?text=Combien+de+fois+votre+femme+vous+a-t-elle+%C3%A9cart%C3%A9+ou+s%27est-elle+esquiv%C3%A9e%3F&url=https%3A%2F%2Fjeanveutencore.com%2Fplaisir-a-deux%2F&via=">">Tweetez
1 Partages

Laisser un commentaire