Aurez-vous les mêmes regrets ?

Récemment une télévision anglaise locale a mené une enquête auprès de dix personnes en fin de vie; il leur a été demandé ce qu’ils regrettaient le plus: sept d’entre eux- hommes et femmes confondus – regrettaient de ne pas avoir assez fait l’amour.

Juste avant de mourir ils avaient le regret de ne pas avoir eu assez de sexe dans leur vie. Quelle révélation incroyable que l’on puisse quitter ce monde sexuellement insatisfaits.

Chacun de nous a été conditionné par la société́, qu’il le veuille ou non, certains plus en profondeur que d’autres. Dans la sexualité́ conventionnelle, la plupart des hommes tendent à exprimer une version déformée de leurs vraies qualités d’homme.

Pour les taoïstes, la conséquence du manque de rapports sexuels profondément nourrissants est souvent la colère et l’agressivité́.

Quand notre compréhension de la sexualité́ change, quand nos habitudes sexuelles changent, les qualités originales de l’homme ressurgissent spontanément.

Pourquoi vivez-vous ?

Nous vivons pour avoir des sensations!

Insatiables, sous sommes toujours à la recherche de nouvelles sensations; toute notre vie est dirigée vers la nouveauté́.

A l’heure où vous lisez ces quelques lignes, ils vous est incroyablement facile de vous plonger dans le monde des sensations mais qu’en est-il de devenir plus sensible ?

Et qui dit insatiable dit que nous en demandons toujours plus, jusqu’au moment où̀ tous nos sens perdent en sensibilité pour devenir ternes et morts. L’homme n’a jamais été́ aussi terne et mort qu’aujourd’hui.

Les passions nous rongent et surgit la dépendance, mais comment s’en sortir ?

Chassez tous les désirs de sensations. Ne recherchez pas le sensationnel, devenez plus sensibles.

Plutôt que d’accumuler les choses, approfondissez votre sensibilité́, votre cœur, vos sens.

Cultivez chaque sens de manière à le rendre capable de sentir les choses les plus subtiles.

Ejaculation involontaire et perte de sensibilité

Le problème que les hommes rencontrent le plus fréquemment est le manque de contrôle de l’éjaculation, ce qui a pour conséquence la fréquence élevée de l’éjaculation précoce.

Comme nous le savons trop bien, l’éjaculation marque généralement la fin de l’acte sexuel. Dès que nous jouissons, tout est fini pour au moins un certain temps.

Saviez-vous que la durée de l’acte sexuel est comprise entre deux et deux minutes et demi?

Et inutile de vous rappeler que l’éjaculation marque généralement la fin de l’acte sexuel.

Si une femme n’arrive pas à éprouver de désir, elle seule le sait à coup sûr. Elle peut ne pas être satisfaite sexuellement, mais cela ne sera pas de notoriété publique.

En revanche, si un pénis ne remplit pas son rôle, tous les intéressés s’en rendront immédiatement compte. Si un homme a des difficultés, la preuve de son incompétence s’étale au grand jour. C’est une pression énorme – souvent bien lourde à supporter.

Dans un premier temps, si l’homme veut durer plus longtemps au lit et profiter ainsi des vrais bienfaits de la sexualité́, alors le niveau d’excitation doit être réduit drastiquement et retarder l’éjaculation consciencieusement.

Ejaculation précoce! A qui la faute ?

  1. A l’excitation !

L’excitation apporte beaucoup de plaisir mais trop d’excitation peut court-circuiter tout le système…

Donc quand vous pensez excitation ou que vous l’êtes n’oubliez pas que «Un peu c’est bien, mais plus ce n’est pas mieux».

Restez cool!

Une sexualité́ plus tranquille et plus simple est gage de durabilité́. Elle augmente et amplifie l’attraction entre les corps.

Quand nous sommes pressés, notre capacité́ à ressentir est considérablement réduite.

La détente fait apparaitre une sorte de tranquillité et un vécu personnel plus élevé. Les expériences sexuelles en deviennent passionnantes, profondément nourrissantes.

Cette capacité́ à rester détendu dans la sexualité fait naître chez l’homme une présence et une autorité naturelle qui actuellement lui font généralement défaut.

Soyez capable de créer un espace détendu et hors du temps dans lequel la femme peut faire l’expérience d’une profonde satisfaction orgasmique.

Être dans l’instant présent

En étant conscient à chaque instant, dans chaque mouvement, le déroulement de l’acte sexuel devient une source d’émerveillement qui peut durer des heures, une expérience de pur plaisir.

Nous rentrons dans un état intemporel dans lequel tout émerge spontanément du corps, se déploie naturellement, chaque moment donne naissance au suivant, sans fantasmes, sans but, sans que le mental intervienne.

Plus une personne est présente, consciente durant l’acte sexuel, plus sa sensibilité se développe.

Trop de sensations tue la sensibilité.

Un exemple très simple: si on gratte une allumette dans l’obscurité́, la lumière parait comme une explosion, mais si on gratte la même allumette en plein jour elle sera juste perceptible.

Plus de sensations va de pair avec moins de sensibilité́, et moins de sensations augmente la sensibilité́.

Au lieu de rechercher indéfiniment plus de sensations, nous devrions commencer à développer nos sens pour devenir capables de sentir la subtile force vitale qui bouge en nous à tout moment de la journée.

Les femmes et leurs réticences au sexe.

Le manque répèté de satisfaction joue un rôle important dans le fait que les femmes perdent tout intérêt au sexe. Les femmes ne sont absolument pas frigides de nature, mais une sexualité́ torride, dure et rapide fait que leurs corps se figent.

Une récente enquête de Redbook montre que 52% des femmes simulent l’orgasme régulièrement. Selon une autre enquête de Durex Global Sex, seulement 17% des femmes arrivent à avoir un orgasme durant l’acte sexuel.

Et 43% des femmes affirment avoir «des problèmes sexuels » comme l’incapacité́ à atteindre l’orgasme, ressentir de l’ennui, ou un désintérêt total pour le sexe.

Fondamentalement, les femmes ne reçoivent pas sexuellement de l’homme ce dont elles ont besoin. Le manque de compréhension de l’homme pour le fonctionnement du corps de la femme et la perte de contrôle de son éjaculation sont à la racine du problème.

Ils sont à l’origine de la réticence de la femme et de sa difficulté́ à atteindre l’orgasme. Elle n’aime pas le sexe parce qu’elle ne s’y sent pas bien.

Quelles seraient vos envies de sexe si vous n’aviez jamais d’orgasme?

Si vous voulez que votre femme soit plus ouverte à la sexualité́, il vous faut découvrir comment vous comporter physiquement pour qu’elle puisse s’ouvrir et laisser son énergie s’exprimer.

Alors il se peut qu’elle en redemande. Lorsque vous aurez trouvé, vous n’aurez plus à demander. Elle vous demandera de lui faire l’amour, et si vous n’en croyez rien, essayez d’abord.

Il y a un urgent besoin de découvrir comment rallonger la durée de l’acte sexuel, rallonger la durée pendant laquelle le pénis et le vagin sont en contact, pour trouver une satisfaction sexuelle aussi bien pour la femme que pour l’homme.

Leurs vécus sexuels sont inextricablement liés, et non pas séparés entre ce que l’un aime et pas l’autre.

Quand un homme passe plus de temps avec son pénis à l’intérieur de la femme alors automatiquement il pense moins au sexe, car il le vit.

Une relation sexuelle prolongée et détendue lui donne confiance, ce qui diminue les tensions qu’il pourrait avoir durant l’acte sexuel et par là réduit le risque d’éjaculation précoce.

Ejaculation = Orgasme ?

Ce n’est pas contesté que l’éjaculation est considérée comme le but final du rapport sexuel mais physiologiquement l’homme peut avoir un orgasme sans éjaculation. Et aussi il peut parfois éjaculer sans véritablement sentir du plaisir.

Orgasme et éjaculation peuvent survenir simultanément ou peuvent être deux expériences séparées. Ce qui signifie que l’homme est capable d’avoir un orgasme prolongé, ou même de multiples orgasmes sans éjaculer.

La nature est clairement tournée vers la reproduction (comme pour toutes les espèces animales et végétales) et n’est pas du tout intéressée aux états orgasmiques ou à l’accomplissement d’un potentiel orgasmique.

L’éjaculation, qui est parfaitement au service de la nature, provoque un brusque atterrissage bien avant que les humains puissent décoller et se mettre à voler.

La brièveté habituelle de l’acte sexuel fait que la plupart des hommes n’ont jamais fait l’expérience du vagin comme du véritable foyer dans lequel l’homme et son pénis peuvent se reposer.

Au cours de sa vie, un homme perd une quantité́ inestimable d’énergie et de temps en fantasmes et désirs, mais le temps réel que son pénis passe à l’intérieur d’un vagin est minime.

Quand l’orgasme n’est ni profond ni émotionnellement touchant, alors l’envie de sexe s’impose comme une obsession, une compulsion et l’homme peut se retrouver totalement contrôlé par ses pulsions.

Quand un homme retrouve sa nature orgasmique enlevée et se sent profondément nourri par sa sexualité́, alors généralement son obsession pour le sexe disparait.

Pour qu’un homme puisse changer de vitesse et atteindre le grade supérieur dans sa sexualité́, il devra prolonger l’acte sexuel en restant plus tranquille, soit en évitant d’éjaculer, soit en repoussant l’éjaculation jusqu’au moment de son choix (à ce sujet cet article pourrait vous intéresser : Comment retarder votre éjaculation en seulement 3 à 5 minutes par jour ?).

Pour faire naître des états d’extase sexuelle, les corps de l’homme et de la femme ont besoin de faire l’amour longtemps. Le corps humain est conçu par la nature pour pouvoir faire de telles expériences, mais cela demande du temps, de la sensibilité́ et de la conscience.

L’éjaculation est toujours précédée par la pensée de l’éjaculation et que finalement l’origine de l’éjaculation est dans le mental. Sans la pensée de l’éjaculation, il y a rarement une éjaculation (sauf si la femme est très excitée et qu’elle tire une éjaculation de l’homme).

L’angoisse de la performance.

Dans notre culture, on insiste sans pitié sur la taille du pénis en érection, et même sur sa taille au repos. Souvent, les deux ne correspondent pas, car il est impossible d’estimer sa taille en érection en se basant sur sa taille au repos.

Et beaucoup insiste sur ce point : « plus il est grand mieux c’est! ».

Certains hommes peuvent avoir honte ou se sentir insécurisés à cause de la taille de leur pénis, ce qui affecte leur capacité́ à aimer leur pénis, à lui faire confiance et à le valoriser.

Ayant pour conséquence que les hommes se dissocient de leurs organes génitaux parce qu’ils n’arrivent pas à gérer la frustration que suscite chez eux l’impression de ne pas pouvoir contrôler leur propre corps.

Les hommes traitent alors leur sexe comme un être distinct qui mènerait une existence autonome. On les entend parfois dire: «Ne t’adresse pas à moi, mais à lui. C’est lui le responsable», ou bien ils affublent leurs organes génitaux de surnoms tels que « Petit Robert», «Grand Jim», « Capitaine Fracasse» ou « Monsieur Paresseux ».

Cette attitude prouve à quel point  les défaillances ou les échecs sexuels leur semblent ainsi plus faciles à supporter.

Les femmes sont très différentes sur ce point.

Combien connaissez-vous de femmes qui donnent un surnom à leur vagin ? Combien de fois les avez-vous entendues parler affectueusement de leur sexe en l’appelant « Mademoiselle Lucy» ou « la Vorace» ? Jamais une femme ne dira: « Je crois que la petite Beth n’a pas envie de jouer aujourd’hui. »

La sensibilité et la capacité́ à rester présent sont plus importantes que la taille et la performance.

Ce qui compte ce n’est pas le Titanic mais bien le mouvement des vagues !

Si vous n’éjaculez pas, vous pouvez faire l’amour pendant des heures et des heures. Bien entendu il ne s’agit pas uniquement de l’ennuyeux va et vient que l’on appelle habituellement faire l’amour.

Je vous parle de suivre l’énergie, la laisser vous guider, ralentir, s’arrêter… attendre, être à l’écoute de ce qui se passe dans votre corps et dans celui de votre partenaire.

Le corps de la femme a besoin de temps pour s’ouvrir.

Habituellement, l’homme préfère pénétrer la femme aussi tôt que possible. Être à l’intérieur devient son but prioritaire, souvent par peur de perdre sa première érection.

Quand un homme doit patienter en attendant la femme, il perd facilement son érection et il se peut qu’il doive attendre un moment avant qu’elle ne revienne.

En réalité́, si vous disposez de  temps, ça pourrait parfaitement lui convenir. Ainsi elle est capable de revenir à elle, à l’intérieur de son corps et se détendre.

Si un homme prend le temps d’être avec la femme, de caresser son corps tendrement et délicatement (comme une plume) pour réveiller son énergie avant de la pénétrer, il sera stupéfait de découvrir la force de ce vécu.

Rentrer avec conscience et être accueilli par un milieu absorbant et réceptif, modifie totalement l’expérience, qui peut alors être transformatrice pour l’homme.

Quand une femme est pénétrée trop tôt, sans se sentir vraiment prête à recevoir, sans avoir ce sentiment d’un « Oui » total, il se peut que, petit à petit, son corps se ferme, que son intérêt pour la sexualité s’effrite, et que sa réticence à faire l’amour augmente.

Pendant la phase initiale d’une rencontre amoureuse, le cœur de la femme est totalement ouvert, et elle est donc disposée à recevoir l’homme à tout moment.

Mais la femme a besoin d’être reconnue dans sa différence pour pouvoir continuer à prendre plaisir à la sexualité́ sur le long terme. Et la même chose est vraie pour l’homme.

Quand un homme pénètre une femme avant que son corps ne soit ouvert, c’est comme s’il se jetait tête en avant contre une porte fermée, il ne peut pas aller plus loin.

Par contre, quand vous avez les clefs de la porte, vous verrez qu’elle s’ouvre facilement et souvent.

Quand l’homme accepte que la femme soit fondamentalement plus lente que lui, et que sa structure physiologique demande une préparation, alors sa sexualité́ commence à se transformer en un acte d’amour nourrissant.

Toute limitation de l’expérimentation sexuelle de la femme, inévitablement, limitera le vécu sexuel de l’homme. Si la femme souffre de ne pas avoir d’expériences orgasmiques, l’homme en souffrira aussi, même s’il n’en est pas conscient.

Abandonnez-vous afin que les pensées abandonnent le mental; et que l’ego abandonne le cœur.

Dans le long terme.

Au début d’une relation quand tout est neuf et frais, de telles expériences magiques peuvent arriver, mais le truc est de recréer sans cesse la nouveauté́, et de ne pas tomber dans l’habitude ou de tenir pour acquise la présence de son partenaire.

Notre comportement est influencé par le conditionnement.

Dans la sexualité́, très peu d’hommes ont un contrôle conscient sur leur personne et sur leur pénis, ce qui les met dans une situation délicate pour être créatifs dans la sexualité́. Le manque de contrôle existe à cause de la totale absence d’informations.

À la place, des empreintes sexuelles accumulées depuis l’enfance façonnent l’individu et génèrent graduellement un conditionnement sexuel qui fausse les réactions et l’expression naturelles de l’individu.

Le sexe, dans la mesure où il s’exprime sous forme de pensées, de fantasmes, de rêves, de voyeurisme, devient un aspect de notre mental, il s’éloigne du corps.

Le sexe quitte le domaine de notre chair humaine et sensible, pour devenir une chose à laquelle on pense des millions de fois plus souvent qu’on ne la fait.

Lorsque finalement un homme se met en couple avec une femme, il fait appel à son expérience et aux hypothèses qu’il a tiré de ses rencontres précédentes, et il prie pour que ça se passe au mieux.

Les multiples couches de fanfaronnade et de performances masquent souvent une insécurité́ sexuelle qui le ronge en profondeur.

Cette insécurité peut exacerber d’autres tensions avant l’acte sexuel, donnant à l’homme l’impression que la situation lui échappe, surtout en ce qui concerne l’éjaculation.

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